Giant TCR Advanced Pro II

Compteur fermé sur Strava pour mon fidèle Defy, j’aide son nouveau propriétaire à le charger à l’arrière de sa voiture. Bonne route vieil ami ! C’est toujours une émotion de voir partir son vélo après quelques années à barouder ensemble. C’est au Giant Store de Thionville que ma culpabilité s’envole lorsque je me retrouve face au Giant TCR Advanced Pro 2.

Présentation

Le TCR est un vieux de la vieille en terme de modèle chez Giant, né en 1998, il a su casser les codes et a vite évolué pour se retrouver comme le modèle phare de la marque, aussi bien chez les amateurs que dans le peloton professionnel. Aujourd’hui, il se trouve que c’est un incontournable avec un excellent rapport qualité/prix.

TCR, première génération

Personnellement, je n’ai jamais vraiment apprécié le look du TCR, un peu trop classique, des couleurs pas franchement fun (dixit celui qui prend du noir) et une géométrie qui ne retient pas forcement l’attention notamment avec aujourd’hui une référence de style, Specialized, qui propose des cadres ma foi fort sympathique et des coloris plutôt jolis.

Mais en 2021, Giant change la donne avec un design retravaillé en conservant sa base. Un tube diagonal de gros diamètre qui optimise la transmission de la puissance ainsi que l’aérodynamisme. L’horizontal, lui, est à l’opposé, il file vers le tube de selle en s’amincissant contrastant largement avec le diagonal.

La fourche s’est vue aussi faire un régime et permet d’avoir une monte jusqu’à 32 mm, mais ne perd pas en rigidité, bien au contraire. Les haubans, plutôt fins, paraissent aussi fragiles que des pattes de biche, mais la conception est robuste et le look n’est pas s’en déplaire. Finissons avec le tube vertical, en forme de goutte d’eau et taillé pour épouser la forme de la roue, lui aussi se veut plus aérodynamique et couplé à la tige de selle Variant, on obtient un compromis intelligent entre confort et rigidité.

Quid des roues ? Qu’à cela ne tienne, Giant les a aussi revu et nous sors des SLR 1 wheelsystem. Livré en tubeless avec des pneus Giant Gavia Course 1, là encore le rendement est au rendez-vous. Les jantes sont désormais hookless, cela permet d’avoir un pneu plus rond avec un plus de volume. Donc plus de confort. En revanche il faudrait se fier à la liste des pneus autorisés, enfin.. Testés, par Giant pour éviter de vous mettre dans le fossé ou d’abimer la jante. Avec une hauteur de 42 mm, le poids reste contenu avec 1452 gr sur la balance.

Je ne parlerai ici pas de la transmission mais j’ai opté pour le Shimano 105 R7000 (disque). Ce groupe est un excellent compromis. Les pièces restent abordables à contrario avec un groupe Ultegra ou Dura-Ace méca, en Di2 la facture va vite grimper.

Vendu avec quelques accessoires, tel que le capteur de cadence (qui peut aussi être un capteur de vitesse) ou encore un support gps (vendu avec adaptateur Garmin, Wahoo). Sur ce même support, il est aussi possible de mettre un support type GoPro, on pourra donc y mettre soit une action cam ou un phare avant provenant de la gamme Recon. En inversant la fixation du support, il est possible de le mettre aussi bien sur les vis de fixation basse de la potence ou en haut. L’avoir en haut permet de recharger son gps avec une powerbank plus facilement et aussi de pouvoir mettre une sacoche de cintre (comme la H2PRO, maintenant au catalogue).

Premier Ride

Pouuuuuloulou ! La différence avec mon Defy est assez flagrante, je ne pensais pas sentir à ce point que je serais sur un autre vélo, à part la taille puisque j’ai décidé de prendre celle du dessous pour avoir plus d’amplitude sur les réglages.

Je crois que la meilleur des sensations c’est quand on est en danseuse pour relancer, sprinter ou juste grimper. On sent le vélo passer de gauche à droite avec une raideur à faire pâlir Manuel Ferrara. Les roues n’y sont pas non plus pour rien mais elles restent très largement utilisables avec du dénivelé positif.

Les pneus, Gavia Course 1, montaient à 5 bar, se montrent plutôt bon par temps sec et offrent un confort que permet le tubeless avec une pression plus basse que dans des boyaux ou chambre à air. Pour le moment je n’ai pas eu de problème de crevaison mais le préventif devrait jouer son rôle quoi qu’il en soit.

Malgré les à priori que j’ai pu lire et entendre à propos des TCR, ce n’est pas si exigeant et ça n’est pas non plus un bout de bois. On ne finit pas sa sortie cassé en deux (quoique, ça dépend si on se met dans le rouge tout du long..) et au contraire on rentre avec le sentiment du travail bien fait.

Bref, pour 3100 euros vous en avez pour votre argent avec un packaging complet et une belle machine. Toute la gamme TCR est désormais en disque, à l’exception d’un seul modèle mais il n’est pas le plus accessible non plus.

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