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Transition - partie 3

Parmis les objectifs de l’année 2019, en dehors de l’Etape du tour, il y a avait aussi le fait de réaliser un century ride. Une météo parfaite en ce 23 juin 2019 pour réaliser ces 100 miles. Let’s go !

Roule ma poule

C’est depuis la piste cyclable de Thionville que mon périple démarre. Pour l’instant rien de neuf, c’est direction Remich. Quelques minutes après mon départ je sens une présence derrière moi, dans le genre qui vous force à vous retourner. C’est que j’avais du flaire, un suceur de roue anonyme me colle au basque. Je force l’allure pour voir si Monsieur est joueur. Et il l’est. Il ne tarde pas à se mettre à ma hauteur pour discutailler.

Le gars est sympa, il est originaire de Thionville et reprend le vélo après une période de blessure. Tiens lui aussi. Il me demande quel tour je prévois de faire et lorsqu’il m’entend lui anoncer que je compte faire une Century, il déchante, déçu de ne pas faire pouvoir faire cette boucle avec moi. C’est la vie mon poto ! Au bout d’une dizaine de kilomètres, nos chemins se sépare : je sors de la piste à Koenigsmacker, maintenant c’est direction l’Allemagne.

trois frontieres map Je vous spoile déjà l’itinéraire

Avance rapide

Après 30 bornes (qui grimpe, qui grimpe !) sur les départementales Mosellanes, me voici enfin en Allemagne. Une bonne descente qui fait survoler la Sarre pour ensuite remonter en passant de nouveau dessus, le panorama est extra. Une pause sous un arbre et je regarde furtivement le compteur qui m’indique que je ne suis qu’à peine à la moitié de l’itinéraire. Bon là, ça va encore les amis ! Je profite de ces routes avec des automobilistes attentifs pour chiller, profiter du paysage et de cette belle journée de juin.

A partir de Sinz, ça ne fait que descendre et après 40 km sur les routes d’Angela c’est le Luxembourg qui me dit bonjour.

trois frontieres map Take a break

Ras le bol

A Remich à cette période de l’année, c’est plutôt bien fréquenté tout le long de la Moselle et les touristes se transforment donc en chicanes ambulantes. Ma moyenne bordel. Comme une impression de déjà vu, j’arrive à Schengen pour prendre une ultime pause. En vrai, là j’en ai plein le cul : je m’ennuie (sur de la longue distance, être seul n’est pas un avantage), j’ai faim, j’ai chaud, bref je déteste le vélo. En proie au doute, j’attend plusieurs minutes. Non, rien de ce que j’ai énuméré juste avant n’a envie de partir. Alors tant pis, on coupe. Azimut brutal direction le point de retour.

Alors oui, 160 km c’était vachement culotté de croire que j’y arriverais comme ça, pourtant j’y ai cru jusqu’à ce moment coup de mou que je n’ai pas surmonté. Je ne pense pas à un manque au niveau de l’alimentation / hydratation, j’avais ce qu’il fallait avec moi (cf la sacoche de cadre). La préparation s’est peut-être joué ailleurs, dans la tête. On se retrouve seul avec ses douleurs et ses idées, pas toujours bonnes et quand elles sont là difficile de se dire fuck off, j’irai au bout. On essaiera de faire mieux la prochaine fois, en attendant il faut rester sur les images que laisse ce genre de sortie en tête.

Temps écoulé Distance Vitesse moyenne Vitesse max Dénivelé positif
06:07:53 121,56 22,5 68,0 1247,00